
100 ans du nom Meteor
En 2025, nous célébrons un moment clé de notre histoire : les 100 ans du nom « Meteor » !
Un siècle d’identité, de passion brassicole et d’innovation, mais aussi une histoire bien plus ancienne…car la brasserie, elle, existe depuis 1640 !
Plongez dans l’univers Meteor il y a 100 ans !
POURQUOI LE NOM METEOR ?
Avant 1925, la brasserie portait le nom de Brasserie Metzger & Haag, issu du mariage de Louis Haag et Louise Metzger, qui unit 2 familles de brasseurs.
À cette époque, il était courant de donner aux brasseries les noms de leurs propriétaires.
En 1925, dans une Alsace redevenue française, nous avons choisi de changer de nom pour séduire un public au-delà des frontières locales. Inspiré par la passion de la famille Haag pour l’astronomie, le nom « Meteor » a été retenu. Ce nom commence comme MET-zger et finit en –OR en clin d’œil à la couleur de la bière.
À l’époque, il était courant de nommer les bières d’après les propriétaires. Mais dans les années 1920, les brasseries ont adopté des noms plus conceptuels et modernes. Avec le nom Meteor, nous nous sommes inscrits dans cette tendance, choisissant un nom universel et compréhensible, reflétant notre ambition.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Le nom Meteor ne comporte aucun accent sur les « e ».
Ce choix a été fait pour renforcer son caractère international et permettre une lecture fluide dans toutes les langues.
Une identité forte, dynamique et tournée vers l’avenir !
LA FAMILLE HAAG EN 1925 : LA 6e GENERATION
La Brasserie Meteor est dirigée par Louis Haag (5e génération) depuis 1914, date de décès de son beau-père Alfred Metzger. Il représente la 5ème génération des brasseurs de la famille.
Il est épaulé par ses deux fils, Frédéric Haag, en charge des aspects techniques, et Alfred Haag, responsable de la partie commerciale. Frédéric, formé à l’école de brasserie de Berlin (VLB), y a acquis des techniques avancées, notamment l’utilisation d’une levure que nous employons encore aujourd’hui.
Ensemble, ils représentent la 6ème génération de la famille Haag, assurant la transition vers une brasserie moderne et tournée vers l’avenir, tout en perpétuant notre savoir-faire familial.
Cette dynamique familiale, mêlant tradition et innovation, a été essentielle au développement et à la renommée de Meteor.
LOUIS HAAG
FREDERIC HAAG
ALFRED HAAG
LE NOUVEAU LOGO
Avant 1925, nos étiquettes portaient les noms Metzger et Haag, en référence aux familles fondatrices de la brasserie.
En 1925, une étape essentielle a été franchie avec l’adoption du nom Meteor, marquant la naissance officielle de la marque telle qu’elle est connue aujourd’hui.
Dès lors, nos étiquettes ont abandonné les noms de famille pour afficher fièrement le nom Meteor.
Dans le même temps, nous avons créé notre premier emblème, appelé à l’époque « l’étoile Meteor » ou « Meteor Starne » en alsacien.
Inspirée par la symbolique de notre nom, cette étoile filante représentait une bière exceptionnelle qui «brille» parmi les autres.
À l’époque, il ne s’agissait pas d’un « logo » au sens moderne, mais bien d’un « emblème ».
Ce choix marquait les débuts d’une identité visuelle forte, reflétant notre excellence et notre ancrage local.
Rapidement, l’étoile filante est devenue un symbole emblématique de Meteor, un pont entre tradition et modernité, qui continue de briller dans l’histoire de notre marque.
COMMENT BRASSAIT-ON DANS LES ANNEES 1920 ?
NOS MÉTHODES
Dans les années 1920, nous réalisions tout sur place, de la transformation de l’orge en malt à la livraison de la bière.
Le maltage, un processus minutieux, commençait par le trempage de l’orge dans l’eau pendant 24 heures, suivi de sept jours de germination.
Chaque jour, nos ouvriers retournaient l’orge matin et soir pour éviter les grumeaux, avec une pelle à malt en bois.
Le malt vert était ensuite séché dans une touraille, un grand plateau laissant passer l’air chaud. Les radicelles issues de la germination étaient revendues comme sous-produit.
Le brassage se faisait grâce à des chaudières chauffées au charbon de Lorraine, nécessitant une alimentation constante.
D’ailleurs, l’ancienne chaufferie se trouvait à l’emplacement du bar actuel de la Villa Meteor. C’est seulement en 2017 que tout a été transformé pour en faire un lieu d’accueil, mais le grapin d’origine est toujours à la même place, témoin de son histoire.
Concernant la fermentation et la garde, nous avons été parmi les premiers en Alsace à adopter des cuves en acier émaillé, améliorant la qualité et la constance de notre production.
En 1925, nous produisions environ 20 000 hectolitres.
NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET MÉTIERS
En 1925, nous employions une trentaine de personnes : brasseurs, chauffeurs-livreurs, convoyeurs, maçons, menuisiers et charpentiers.
Le travail était physique et exigeant, entre le chargement des sacs, la manipulation des fûts et l’alimentation des chaudières. Nos ouvriers travaillaient six jours sur sept. Nous accordions déjà une grande importance à l’hygiène et modernisions progressivement nos installations pour réduire la pénibilité du travail. La gestion administrative était assurée par Louise Haag, épouse de Louis Haag.
NOS MODES DE LIVRAISON
Dès 1907, nous avons adopté notre premier camion Daimler, une première pour une brasserie.
Pourtant, dans les années 1920, nos livraisons se faisaient encore principalement à cheval, bien que des camions aient commencé à être utilisés. En parallèle de la brasserie, nous exploitions une ferme avec un potager et une basse-cour comprenant des poules, des cochons, des lapins, 13 chevaux et 4 bœufs. Nos dernières livraisons à cheval remontent à 1962.
LES BIERES DE LA BRASSERIE DANS LES ANNEES 1920
En 1927, nous innovions en lançant Meteor Pils. Inspirée de la célèbre bière tchèque de Pilsen, elle intègre dans sa recette le noble houblon Strisselspalt, qui lui donne encore aujourd’hui sa saveur unique et reconnue. C’est la première bière de ce genre brassée en France.
En 1931, la famille Haag obtient même l’autorisation du gouvernement tchèque de nommer cette bière
« Meteorpils, Bière d’Alsace ».
La production de ces bières nécessitait du froid, une technique encore rudimentaire à l’époque. La glace était récupérée directement sur le canal ou la Zorn, et lors d’un hiver trop doux, importée par wagons depuis la Suède. Elle était conservée dans des caves très isolées de la brasserie, d’un hiver à un autre, permettant de maintenir la production toute l’année.
À l’époque, nous vendions principalement nos bières en pression, transportées dans des fûts en bois enduits de poix pour les rendre étanches.
Nous mettions également nos bières en bouteille dans des contenants consignés, gravés au nom de notre brasserie et équipés de bouchons mécaniques assurant leur étanchéité. Bien que ces bières aient une durée de conservation limitée, nous maintenions une exigence et une qualité de service irréprochables.
La bouteille consignée était la norme avant l’apparition, dans les années 1960, des bouteilles à usage unique, dites « verre perdu ».
Dans les années 1920, nous produisions exclusivement des bières de fermentation basse, comme des lagers, dont la Meteor Export (Meteor Lager) et une bière brune Bock.
UNE BRASSERIE AU COEUR DE LA VIE LOCALE ET AU-DELA
La Brasserie Meteor était un pilier de la vie à Hochfelden, en tant que principal employeur de la région.
Ancrés dans la communauté locale, nous employions des générations de familles de Hochfelden, perpétuant ainsi un savoir-faire et un attachement profond à notre territoire.
Le village comptait 17 bistrots, témoins d’une culture de convivialité où nos bières occupaient une place centrale.
En plus de notre rôle économique, nous participions activement à la vie locale en soutenant des associations, notamment celles de pêche et de pisciculture.
Cet engagement renforçait notre lien avec la communauté et notre rôle essentiel dans le quotidien des habitants.
Meteor est bien plus qu’une brasserie, c’est un acteur clé de la vie sociale et culturelle de Hochfelden.
Dans les années 1920, nous avons étendu notre activité au-delà de nos bases locales, livrant nos bières en Alsace, en Moselle, et jusqu’à la région parisienne, grâce à l’arrivée du chemin de fer dans les années 1850.
Dessin de Guy Untereiner
